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LES 4 ELEMENTS
Axe vertical : froid-chaud (première partie)
Universalis encyclopédie
A - Introduction
B - Quatre états de matière sur l’axe vertical.
Cette
approche tangible des éléments nous conduit à organiser le monde comme un
enchevêtrement de quatre substances aux densités Ces quatre substances peuvent être placées tout au long d’un axe vertical et ordonnées selon leur degré de densité. La matière la plus lourde, symbolisée par la Terre, repose au bas de cet axe ; il règne en ce lieu le principe du froid. La matière la plus subtile, le feu, trouve sa place au sommet de l’axe et cohabite avec le principe du chaud. Entre ces deux extrêmes se trouvent les deux éléments modérés : l’Eau, qui tient lieu de passage entre l’Air et la terre, et l’Air qui agit de même, entre le feu et l’Eau. Cette représentation le long d’un axe peut donner le sentiment que ces 4 éléments, et les mondes qu’ils symbolisent, sont superposés les uns au-dessus des autres, alors qu’en réalité, ils s’interpénètrent comme l’eau s’infiltre dans la terre. Si le Feu, l’Air, l’Eau, et la Terre se différencient par la mobilité des atomes qui les constituent, ils occupent pourtant un espace semblable, espace qui est d’autant réduit que la substance est rétractée sur elle-même. Quatre états de matière que nos sens identifient comme état solide, liquide, gazeux et incandescent (état plasma, matière des étoiles et de la foudre). La science physique et l’observation courante nous indique que ces états de matière peuvent, sous l’effet du Chaud ou du Froid, mutés en un autre élément. Voici les différents effets du Chaud sur les atomes constitutifs de la matière. : A partir d’une certaine température, caractéristique pour chaque corps, l’agitation des atomes et des molécules est si violente qu’elle finit par rompre les liaisons entre ces dernières : le réseau cristallin est détruit. Exemple : l’Or atteint cet état liquide à 1064° C . 2 – L’état liquide à nouveau chauffé : Les forces de cohésion vont être compensées par l’agitation thermique. Chaque atome ou molécule pourra prendre son mouvement propre sans être contrarié par son voisin immédiat. Exemple : l’Or atteint l’état d’ébullition à 2600° C. 3 – L’état gazeux chauffé : L’agitation thermique peut briser la structure de l’atome lui-même. Des électrons peuvent s’échapper et l’atome initialement neutre devient positif, il devient Ion positif. Dès qu’une partie importante des molécules et des atomes est ionisée, l’état plasma est atteint. 4 – L’état plasma se retrouve dans les décharges électriques, la foudre. C’est la matière du Soleil et des étoiles. Cette première approche des éléments nous conduit aux remarques suivantes : · un classement des éléments est possible à partir de leur densité,· cet ordre et ces mutations ainsi définis, peuvent sans doute être transposés, du plan matériel au plan psychique et spirituel.· plus une substance est élevée dans l’échelle vibratoire plus elle occupe de l’espace, et plus elle est libérée des contraintes d’un lieu particulier.Nous pouvons maintenant préciser les principes du Chaud et du Froid : Le CHAUD : · principe animateur, créant dans la matière une agitation des molécules qui la constituent· principe transformateur de la matière faisant passer d’un état de conscience matériel a un état spirituel· principe ascensionnel, force permettant la libération de l’attraction terrestre.Le FROID : · principe d’inertie, ralentissant le mouvement interne à la substance· principe conservateur de la forme et des acquis· principe d’attrait pour la matière dense et sécurisante.Précisons aussi le sens que nous donnons à la dialectique matériel-spirituel : le matériel implique toujours une rétraction de la conscience sur ce qui est particulier, tandis que le spirituel est un processus d’expansion qui tend à universaliser la conscience que l’homme a du monde. Passant
du plan matériel aux Sensation, sentiment, pensée, intuition se succède en résonance à l’ordre Terre, Eau, Air, Feu des éléments. L’élément Terre représente le plan physico-chimique, dans lequel s’exerce les sensations. Certaines de celles-ci, vont déclencher en nous des émotions* animant le corps physique, tout comme l’Eau vivifie la terre. Lorsque la fonction pensée parvient à se développer dans un être humain, elle permet à celui-ci de prendre du recul, une distance, tant vis à vis de la réalité physique, que de la force de ses émotions changeantes. Cette faculté de détachement du mental s’apparente à celle de l’Air, lorsqu’elle se libère de l’attraction terrestre. La fonction Intuition permet une connaissance directe et spontanée de la vérité ; elle est ressemblante dans ses effets à la fulgurance de l’éclair illuminant le ciel nocturne. (*) Nous définissons l’émotion comme la forme primitive du sentiment. Engageons nous maintenant dans une approche cyclique des éléments.
C - Quatre états de la matière dans le cycle annuel Nous l’avons
vu dans la dynamique verticale, lorsque un élément solide sous l’effet de
la chaleur mute en un état liquide, il ascensionne inévitablement :
chaque élément à une place vibratoire naturelle. En chacun des 4 points de
notre vertica La croix ainsi formé entre le plan de l’écliptique et la variation des déclinaisons annuelles du Soleil, forme le quaternaire des saisons. Le zodiaque vu sous sa forme primitive de 4 signes ou 4 saisons, trouve dans la tradition hindoue sa correspondance dans les 4 pétales du Chakra Racine (Muladhara) qui est situé à la base de la colonne vertébrale. Le principe du Chaud a son origine au solstice d’été, et celui du froid au solstice d’hiver. Si l’on observe les transformations du règne végétal le long du cycle annuel il est naturel de placer au début du printemps le principe de l’humide, car c’est à partir de l’équinoxe de printemps que les feuilles se gonfle de sève. Inversement, à l’équinoxe d’automne les végétaux se dessèchent ; c’est en ce point que nous situons le sec. Nous obtenons la répartition suivante des éléments qui chose remarquable reproduit l’ordre déjà mis en évidence, c’est à dire la succession terre-eau-air-feu, à condition de prendre pour origine l’équinoxe d’automne.
L’ordre est identique, mais nous sommes passés d’une structure verticale à une structure circulaire, croisée, dans laquelle nous pouvons lire les changements cycliques de la nature. En suivant les transformations annuelles du règne végétal, nous obtenons une illustration vivante des transformations de la matière sous les tutelles directrices des qualités élémentaires.
Dégageons quelques idées phares de cette répartition des éléments. Chaque élément représente le milieu essentiel où vont se jouer les transformations de la végétation. · TERRE : Automne, la sève s'enfouit dans les rhizomes, les feuilles mortes se décomposent et retournent à la terre en vue de nourrir le prochain cycle, la graine est enfouie dans le sol.· EAU : Hiver, le travail est intérieur, la lente fonte des neiges nourrit la graine qui commence sa germination. C'est une étape semblable à celle du fœtus dans l'utérus.· AIR : Printemps, comme le fœtus quitte le milieu aquatique pour entrer dans celui de l'Air, la végétation sort de la terre-utérus et se développe dans le milieu aérien. C'est un temps de croissance semblable à l'enfance de la vie.· FEU : Été, sous les rayons brûlants du feu solaire la végétation atteint sa maturité. En cette phase comme mûrît le fruit, mûrît l'être humain.
Chaque signe du zodiaque, selon la quarte à laquelle il appartient, laisse apparaitre en filigramme, l'élément saisonnier concerné. Il sagit d'une couche antérieure à la division duodénaire.
· TERRE : Automne, signes de la Balance, du Scorpion, et du Sagittaire. On y trouve un objet fonctionnant sur la base de la pesanteur, un animal qui vit le plus souvent caché sous les pierres et qui fait de la terre son véritable domaine, et un animal fabuleux moitié homme, moitié animal qui sert de véhicule terrestre. Dans le langage des oiseaux il porte la terre dans son nom.· EAU : Hiver, signes du Capricorne, du verseau, et des Poissons. On y trouve un animal fabuleux : la chèvre à queue de poissons, ou encore un monstre marin (le makara hindou), le porteur ou le verseur d'eau, et le seul animal du zodiaque entièrement aquatique : le poisson.· AIR : Printemps, signes du Bélier, du Taureau, et des Gémeaux. On y trouve deux animaux de prairie, vivant au grand air, qui ont la particularité, sous leurs facettes féminines de donner leurs laits en nourriture : cela évoque la croissance de cette saison et celle des adolescents représentés dans le signe des Gémeaux. N'oublions pas que l'AIR est chaud et humide.· FEU : Eté, signes du Cancer, du Lion, et de la Vierge. On y trouve le crabe, dont certaines espèces sont carnivores, le Lion qui ne donne rien de lui-même, excepté sa peau, qui dévore ses proies comme le feu consume la matière. qui vit dans la jungle non domestiqué, dangereux comme la flamme, un félin évoquant la puissance musculaire, la puissance du feu, et la vierge à l'épi, couleur jaune du soleil. Les traces de l'élément Feu sont moins nettes dans cette quarte, mais néanmoins perceptibles.
La nature de la Terre s'oppose à celle de l'Air, comme celle du Feu s'oppose à celle de l'Eau.
Remarques : En passant du plan structurel vertical, au plan circulaire croisé qui nous le rappelons est constitué de la longitude et de la déclinaison du soleil, nous passons d’une structure simple s’organisant autour d’un axe unique (chaud-froid), à une structure plus complexe et complète qui fait intervenir deux axes (chaud-froid, et humide-sec). Là où nous envisagions en quelque sorte, comme un rayon reliant l’immensité de la création à son aspect le plus localisé et le plus condensé, ici nous entrons dans une ronde particulière, qui est celle du mouvement de la terre autour du Soleil et dans laquelle l’axe verticale continue d’apparaître. Quelque soit le plan horizontal envisagé, nous retrouverons toujours une dynamique verticale relative dans celui-ci. Le passage suivant va développer cette idée des diverses densités des éléments et leurs transformation sous l’effet de la chaleur, en l’appliquant au domaine particulier des métaux
D - De la transformation de quelques métaux
Les correspondances entre les métaux et les planètes sont bien établies, pour ce qui concerne le septénaire planétaire traditionnel. Le tableau suivant indique à quel degré chacun de ces métaux passe de l’état solide à l’état liquide, puis de ce dernier à l’état gazeux.
Analyse et enseignements à retirer des classements obtenus
Ordre établi à partir des degrés de fusion Le métal qui demande le plus haut degré de température pour passer de l’état solide à l’état liquide est le fer. Rappelons que l’état solide implique le plan physique et l’état liquide celui des émotions. La chaleur nécessaire au passage d’un état à un autre représente le type de situation que l’astre supporte et dont il a besoin pour être touché dans sa partie sensible, émotive. Ainsi Mars symbolise-t-il un grand besoin de situations intenses, dangereuses à partir desquels il deviendra plus fluide, plus réceptif. Viennent ensuite pratiquement à égalité Vénus et le Soleil, avec la Lune pas très loin. Ces trois astres répondent à des situations et stimulis semblables. Ils sont dans la moyenne. Les trois planètes exigant le moins de degrés pour passer de l’état solide à l’état liquide sont saturne Jupiter Mercure. Cette dernière planète occupe un espace spécial dans les métaux ; le mercure est le seul des 7 métaux à se trouver à l’état liquide à la température ambiante. Il est à noter que les planètes tendent à s’ordonner en suivant l’organisation de leurs maîtrises zodiacale : · Couple Mars Vénus (domiciles juxtaposés et opposés)· Couple Soleil Lune (domiciles juxtaposés)· Couple Lune Saturne (domiciles opposés)· Couple Jupiter Mercure (domiciles opposées)En tête le couple des planètes amoureuses, symbolisant l’activité sexuelle mâle et femelle, puis le couple Soleil Lune, lui aussi nettement polarisé en masculin-féminin. Les trois autres planètes sont moins impliquées par la vie de sentiments, car lorsqu’elle passe à l’état liquide, la température reste raisonnable. Elle n’ont pas besoin d’être mis en contact avec des situations torrides pour devenir fluide et elle symbolise donc des sentiments moins passionnels, plus modérés. Mercure est bien l’astre le moins concerné par les émotions intenses si l’on en croit sa correspondance avec ce métal liquide. Ordre établi à partir des degrés d’ébullition Cet ordre nous renseigne sur le degré de chaleur qu’il est nécessaire à chaque planète pour passer du plan des sensations à celui de la pensée. Les planètes de feu (Soleil Mars) arrivent en haut de la liste et sont suivies par les planètes selon la densité des éléments qu’elles représentent : · Air : Vénus Jupiter· Eau : Lune· Terre : Saturne MercureC’est donc en référence avec ce passage que les correspondances usuelles planètes/éléments trouvent leur cohérence. En bas de liste Mercure Saturne, les deux planètes réputées pour représenter le mental concret, c’est à dire l’activité intellectuelle la plus froide, la plus proche de l’état solide Il existe une intense agitation du mental dans les types planétaires de Mars et du Soleil. Ces planètes répondent à des stimulis mentaux intenses. Elles ne deviennent opérationnelle sur le plan mental que dans des situations d’extrême agitation, des situations d’urgence. Au centre nous trouvons les astres modérés, représentant une activité, mentale intégrée, mesurée, adaptée. Ordre établi à partir des écarts degrés-fusion/degrés-ébulition Ici nous prenons pour point de départ l’état liquide des métaux, soit le degré à partir duquel les planètes expriment leur nature sensible, émotive, ou sentimentale, et nous regardons la quantité de degrés nécessaires pour que ces métaux passent à l’état gazeux. C’est Jupiter qui arrive en tête, suivi par le Soleil. Il est permis de lire ces écarts comme la marque d’un idéalisme élevé, d’une capacité pour ces planètes à élever la pensée vers des concepts universels et fraternels. En bas se trouve les astres personnels Lune, Mercure davantage représentatifs d’une pensée et d’un intellect de proximité, centrée sur l’individu plutôt que sur l’universel. Il y a sans doute bien d’autres enseignements à retirer de ce tableau, et ces quelques remarques ne sont là que pour indiquer la manière d’en extraire des informations. 16 août 2004 Pierre
Bibliographie
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Axe horizontal : du sec vers l’humide (deuxième partie) _________________________________________
Dans la première partie de cette étude sur le Symbolisme des quatre éléments, l’organisation de ceux-ci fut établie sur la base de l’axe vertical reliant le chaud (haut) au froid (bas). En procédant ainsi, nous avons obtenu quatre croix distinctes qui peuvent être représentées sous les formes graphiques suivantes :
Dans l’être humain considéré comme une réplique du grand univers, à chaque intersection des lignes verticales et horizontales, s’anime un niveau de conscience symbolisé par le mouvement d’une roue dans lequel apparaît une figure géométrique typique.
Au niveau de la terre, la vision intérieure révèle la présence d’un carré porteur de tout l’édifice en construction. Ce centre est en liaison étroite avec celui de l’eau. Ils forment à eux deux un axe d’une autre nature que l’on retrouve dans le zodiaque avec l’axe Capricorne Cancer. Le centre de l’eau apparaît comme une figure à six pétales ; c’est la roue d’un moulin à eau, entraîné par la force du courant, avec des jaillissements incontrôlés lors des tempêtes émotionnelles. Il existe une correspondance entre ces deux centres et les règnes minéraux et végétaux. Ce rapprochement aide à sentir les liens qui unissent la terre et l’eau.
Le centre de l’air se situe, dans la structure éthérique du corps humain, à l’étage de la poitrine où les sages méditants de l’Indes perçoivent une figure à douze pétales. Pour ma part, j’ai ici la vision d’une mariée en longue robe blanche attendant son fiancé. Le nombre 12 permet de placer là le zodiaque dans sa constitution duodénaire. Ce zodiaque existe à l’étage de la Terre dans une structure simplifiée de quatre signes identifiables aux quatre saisons : terre (automne), eau (hiver), air (printemps), feu (été). A l’étage de l’Eau, un autre zodiaque à six signes peut être envisagé, un zodiaque parfait dans lequel le rayon est la mesure de chaque signe, ce qui permet de former six triangles équilatéraux. Le règne végétal illustre cette harmonie car il n’y a pas en lui de force de rébellion, pas besoin de se distinguer, de s’opposer à l’ordre naturel. Cela se traduit dans la construction géométrique de cette figure, processus dans lequel le simple report avec un compas, du rayon d’un cercle sur la circonférence, permet de la dessiner. Il en est autrement dans le zodiaque à douze signes qui nécessite pour son élaboration, deux origines distinctes sur la circonférence, comme si deux principes opposés et complémentaires y cohabitaient. J’ai bien conscience que mes explications risquent de ne pas atteindre leur but, car je fais appel ici à une symbolique géométrique des nombres, qui peut rebuter celles et ceux peu familiarisés avec cette pratique. Je vais donc faire une petite aparté pour développer cet aspect des nombres si utile pour la compréhension de l’astrologie.
A - Symbolisme géométrique des nombres
La figure de base de notre réflexion est celle du cercle, dans laquelle nous pouvons distinguer trois composants essentiels :
Dans un premier temps, ces trois composants doivent être rendus vivants en les reliant aux grands principes créateurs. Le centre, parce qu’il est un lieu dépourvu de temps et d’espace, symbolise l’omnipotence de l’Esprit. A l’opposé, la circonférence, émanation du centre, constituée d’un nombre indéfini de points – tous des répliques du centre originel et donc tous capables à un moment et dans un espace donné, de jouer à leur tour le rôle de centre – représente le corps, avec ses phénomènes cycliques, ses limites spatio-temporelles et sa dépendance à l’Esprit.
Pour relier le premier au second, nous trouvons une infinité de rayons, tous témoins de la nature particulière de l’âme qui tient à la fois du corps et de l’esprit, et qui effectue entre eux la liaison. Les différentes classes de divisions qui peuvent se manifester sur la circonférence, ont pour repère – ou axe de symétrie – le nombre 6. C’est en effet avec ce nombre qu’un basculement s’opère, comme l’illustrent les figures ci-dessous.
Dans les dessins formés par les cinq premiers nombres, exceptés celui du 1 dans lequel aucune distinction n’est présente, et celui du 2 où rayon et dessin sont identiques, la longueur du rayon est toujours supérieure à chaque côté des dessins :
Avec le nombre 6, il y a l’harmonie parfaite entre rayon et forme, et au-delà, la forme géométrique a pour unité une mesure inférieure à celle du rayon :
Tirons, ensemble les conséquences de cette particularité révélée par la science de la géométrie des nombres.
Peut-être vous est-il venu à l’esprit, en suivant ces explications, le récit biblique de la création du monde en six jours, avec un septième où Dieu se repose.
Tant que le rayon n’a pas atteint sur la circonférence sa propre mesure, le processus de création se poursuit. Au-delà, le principe créateur se retire laissant à sa créature le soin de parfaire le processus. Dans cette optique, le nombre 12 apparaît fondamental puisqu’il reproduit en quelque sorte l’harmonie de l’hexagone, avec cette différence toutefois que le rapport rayon côté n’est plus en égalité mais dans un rapport de 1 sur 2. Le nombre 12, c’est d’abord 2 X 6, une double harmonie dans laquelle l’âme de l’air et du feu se marie avec celle de l’eau et de la terre. Toutefois, ces deux classes appartenant, l’une au plan céleste, l’autre au plan terrestre, il existe entre elles un abîme, une séparation nettement ressentie en chaque être humain en tant que nostalgie intense d’un paradis perdu. D’autre part, dans le zodiaque à douze signes, cohabitent le haut et le bas, ce dernier étant organisé à l’image du premier : la personnalité du bas appartenant aux vibrations de la terre et à celles émises par l’activité des sociétés humaines, en atteignant le plus haut degré de conscience qu’il lui est possible d’atteindre, arrive au sommet d’une montagne symbolique où le contact avec l’âme devient une possibilité ; l’une monte, l’autre descend, et le mariage peut alors s’accomplir à l’étage cardiaque dans le lotus aux douze pétales que symbolise le zodiaque duodénaire.
L’allégorie du mariage est fondamentale dans le processus conduisant une conscience vers son accomplissement. Elle permet de saisir la vanité d’une philosophie donnant à la dimension humaine la possibilité d’ascensionner seule la montagne de la transfiguration. Elle propose un chemin d’humilité où la dimension humaine se perfectionne, ascensionne jusqu’à une limite qu’elle ne pourra dépasser sans une aide d’ordre divin ; de la rencontre des deux résultera la naissance de l’homme véritable, né d’en bas et d’en haut.
L’enjeu de cette étape capitale de notre évolution se déroule à l’étage cardiaque de notre organisation corporelle comme indiqué, et s’ordonne dans cet archétype universel du zodiaque à douze signes dont la structure est bien connue. La succession des signes d’eau et de terre décrit les étapes transformant cycliquement notre dimension terrestre, tandis que celle relative aux signes d’air et de feu nous parle des processus d’infusion divine opérant dans notre nature humaine. Si nous recherchons cette double nature de l’homme – terrestre et divine – dans sa seule partie humaine, nous en trouvons l’écho dans les systèmes : digestif (eau et terre), respiratoire-circulatoire (air et feu).
B - La succession des éléments dans le zodiaque
A partir du signe originel du Bélier et selon la succession directe des signes, les éléments se succèdent trois fois dans l’ordre suivant :
Que signifie cette ordonnance ? Elle se distingue de celle mise en évidence dans la première partie de notre étude basée sur l’axe chaud - froid, et qui fait se succéder les éléments du plus subtil au plus lourd, dans l’ordre :
Nous remarquerons que dans la succession zodiacale, les deux premiers éléments contiennent le principe du sec, tandis que dans les deux suivants, nous y trouvons celui de l’humide :
Nous aurions donc un passage, ou plutôt un cheminement conduisant la conscience du sec vers l’humide, et ce, à trois reprises.
Présenté ainsi en deux groupes, nous voyons apparaître deux couples ciel - terre. Le premier, qui associe le feu et la terre, juxtapose les deux éléments extrêmes, du point de vue de leur densité ; le second relie les deux éléments modérés, air et eau, situés aux phases intermédiaires de l’échelle reliant le chaud au froid.
Fort de ces deux observations, nous pouvons écrire que l’évolution suggérée par le zodiaque, concerne une forme d’adaptation où des positionnements nuancés succèdent à des prises de positions tranchées où le principe cassant, séparateur du sec, fait place à la dynamique fusionnelle de l’humide.
A l’origine, le feu, là où le chaud est à son maximum de vitalité. Le principe humide est réduit à son minimum car il existe une complicité tacite entre le principe du chaud et celui du sec : un corps chauffé voit son humidité s’évaporer et en conséquence il devient sec, à l’image du feu. Plus nous montons dans l’échelle des mondes et moins la forme est apparente, par raréfaction de l’humide. Cette dernière observation nous permet de placer l’élément eau comme le plus représentatif de l’humide, puisque l’eau est définie comme étant froide et humide. L’air étant accompagné du chaud, présente un degré moindre d’humidité.
Tout confirme que les étapes linéaires signalées par le zodiaque à douze signes, nous font passer progressivement du sec à l’humide, constat qui nous amène à définir plus clairement les principes de ces deux qualités.
C - Définition des principes du sec et de l’humide
Tentons de dégager les idées véhiculées, en nous appuyant sur les expressions populaires qui leur sont attachées.
Ces diverses illustrations de l’emploi de l’adjectif sec, font apparaître une essence de rupture qui se manifeste aussi bien dans les comportements que les situations : c’est un principe d’individualisation qui nous fait privilégier l’être sur le paraître, l’essentiel sur le secondaire, et cela au détriment de l’épanouissement de la forme et du relationnel qui se trouvent réduits à leur plus simple expression.
Avec ce principe nous ne communiquons pas, nous réagissons, ou nous donnons des ordres. Nous gérons mal la fonction « embrayage », passant brusquement d’une accélération brutale à un freinage intense.
La fonction sentiment, la vie émotionnelle, qui permettent de partager la joie ou la souffrance d’autrui, est perçue comme inutile, comme faussant la perception de la réalité. D’autres valeurs ou qualités sont mises en évidence : la rigueur, la discipline, la résistance, la maîtrise, l’autonomie, le courage, l’audace, le dépouillement, le réalisme…
Il y a peu d’expressions populaires dans lesquelles l’adjectif humide soit impliqué. Nous trouvons bien : avoir le regard humide c’est-à-dire doux et brillant à la fois, mais pour le reste point de cœur humide, ni portefeuille humide. C’est un peu comme si ce mot ne se prêtait pas pour s’appliquer à une personne en particulier, ou encore s’il passait inaperçu ne provoquant aucune inspiration des caricaturistes et du génie de la langue française. Contournons le problème eu utilisant un synonyme de ce mot.
Toutes ces expressions traduisent des idées à l’opposé du sec. Nous sommes ici dans l’indécision, la sensibilité, l’imprécision, le renoncement au contrôle de soi, la perte d’autonomie, la perception d’un destin qui nous domine.
Cette petite recherche dans le « génie du langage populaire », nous permet de lire plus clairement ce que signifie ce cheminement zodiacal nous conduisant du sec à l’humide. C’est passer d’un principe d’émergence, d’individualisation, de différenciation, dans lequel ne doit demeurer que ce qui est essentiel, à un principe de lâcher-prise par lequel nous entrons dans une conscience collective voire universelle où la relation, la communication, le partage, l’empathie deviennent plus importantes.
D - Les trois naissances
Fort de ce premier constat, la phase suivante de notre étude nous emmène en trois moments cruciaux de la roue zodiacale. Car, si l’avancement du sec à l’humide s’opère de manière progressive du feu jusqu’à l’eau, nous trouvons en revanche un brusque saut quantique qui nous fait basculer de l’eau au feu. Ces trois sauts se produisent :
Il y a une véritable mutation, une naissance précédée d’une dissolution impliquant la mort d’une partie de nous.
Prenons comme départ pour étudier ces moments critiques de l’évolution, le saut qui nous fait passer du Cancer au Lion. La symbolique du Cancer est bien connue, acceptée par l’ensemble de la communauté astrologique ; elle concerne les idées d’appartenance à une famille, une patrie, une race, ce qui peut s’écrire, en terme de vie animale, comme l’instinct grégaire qui nous pousse à vivre en communauté et à nous y identifier. Le lion lui, symbolise le moi victorieux de l’empreinte familiale et traditionnelle, le moi qui s’est extrait – comme le poussin de sa coquille – de son milieu parental, cocon en principe protecteur et qui devient à un certain stade de la croissance plus étouffant que protégeant. Le lion symbolise donc le jeune homme qui aime, agit, pense sans dépendances affective, matérielle, intellectuelle, de son milieu initial. Il s’agit bien d’une véritable rupture incarnée dans un acte d’affirmation du moi, comme le début d’une existence autonome, et non d’un processus progressif, de l’émergence d’une nouvelle conscience qui reste, bien sûr, à faire grandir au fil des signes suivants.
Le signe d’eau du Scorpion contient aussi un symbolisme fort, clair, qui puise son sens dans les caractéristiques de cet animal venimeux. Tous les signes d’eau nous demandent de mourir à l’ancien, mais plus particulièrement ce signe qui contient l’idée d’une mort dramatique s’accompagnant de la notion de résurrection. Il s’agit ici d’abandonner une enveloppe corporelle pour venir habiter un nouveau corps, un corps de transfiguration. C’est la naissance du Sagittaire, de l’homme spirituel, né d’en haut et d’en bas, selon l’expression citée plus avant. L’autre visage de ce passage concerne la mort de l’égo, du moi, nés dans le signe du Lion, et la naissance d’une conscience pointant vers les hauteurs sociales et spirituelles.
La suite linéaire zodiacale pose problème pour la compréhension de deux courants allant en sens opposé et se mariant dans le chakra du cœur. Pour le résoudre, un courant énergétique traversant les signes à rebours doit être envisagé. Ce mouvement nommé « précession des équinoxes », est un mouvement par lequel le zodiaque tropical se déplace sur le fond zodiacal stellaire de telle sorte que le point vernal contacte année après année, des zones stellaires différentes. C’est le lent cheminement de l’intention cosmique dans la destinée terre, la succession des ères zodiaques marquant l’apparition des grandes religions, et les étapes civilisatrices. Ce mouvement à rebours, fait se succéder les éléments dans l’ordre inverse :
Dans plusieurs mythes exposant le mystère des origines de la création, le Soleil (feu) naît de la Lune (eau).
C’est donc dans la superposition de ces deux zodiaques que nous pouvons repérer les périodes propices à la descente du divin dans la matière, tant d’un point de vue des thèmes collectifs qu’individuels. (2)
Le signe d’eau suivant, les Poissons, fait référence à la dissolution complète des trois corps, à leur réabsorption au sein de la matrice universelle. Ce passage implique la perte des souvenirs des vies incarnées, avant la naissance organique d’un nouveau corps physique dans le signe du Bélier. Certains initiés peuvent garder quelques traces des cycles précédents. Certains mythes grecs traitent cette question de l’oubli de manière fort instructive. (3)
E - Récapitulation
Tous les constituants d’un thème peuvent être placés autour d’une croix symbolique constituée des deux axes que nous venons d’étudier. Cette distribution des planètes du septénaire, des aspects majeurs, et des quatre angles d’un thème sur la structure qu’elle représente, pourrait être celle-ci :
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Commentaires :
L’opposition qui représente la plus grande distance entre deux astres est placée au bas de l’axe froid - chaud. Dans le langage populaire, « être en froid avec quelqu’un » s’est prendre ses distances vis-à-vis de lui. Le carré est de l’essence du sec ; comme lui, il sépare et entre en conflit avec l’extérieur pour l’émergence de son être.
Au pôle du chaud, nous pourrions placer la conjonction. Si nous avons retenu le trigone, c’est pour donner à l’aspect de la conjonction son caractère de neutralité attribué par la tradition.
Le sextile correspond à l’humide. Ainsi les deux aspects de tension (carré et opposition) sont-ils mis en correspondance avec les deux qualités élémentaires contraires à la vie, et inversement pour les deux aspects harmonieux.
Le placement de ces quatre points ne pose problème que pour l’axe Ascendant - Descendant. En effet, il peut subsister un doute sur la pertinence de mettre le Descendant en correspondance avec le sec, dans la mesure où la maison VII est celle du mariage, principe de fusion et donc en rapport avec le principe de l’humide. De même, la maison I étant un principe d’individualisation, nous pourrions lui associer le principe du sec.
La nature, elle, est formelle : lorsque le soleil émerge à l’horizon Est, la rosée témoigne de la présence de l’humide, alors qu’au coucher de l’astre, la sécheresse est à son apogée.
Les interrogations portent sur le pourcentage des qualités élémentaires dans chaque planète, ainsi que sur la nature de Mercure considéré neutre, ou sec et froid.
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